L'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades, après avis du médecin du travail. Cette organisation est consignée dans un document tenu à disposition de l'inspection du travail et doit être adaptée à la taille de l'entreprise, à la nature des risques et à l'éloignement des services de secours publics.
Les quatre briques indispensables
| Brique | Contenu attendu | Vérification |
|---|---|---|
| Personnes | Sauveteurs secouristes du travail formés et recyclés, répartis par équipe et par horaire | Couverture des postes du soir, du week-end et des congés |
| Matériel | Trousse de premiers secours adaptée aux risques, définie avec le médecin du travail | Contenu vérifié, dates de péremption, réapprovisionnement tracé |
| Alerte | Consigne écrite : qui alerte, quel numéro, quelles informations transmettre | Numéros à jour, affichage lisible, test régulier |
| Accès | Itinéraire des secours, portail, ascenseur, personne d'accueil désignée | Essai avec les services de secours lorsque c'est possible |
Les sauveteurs secouristes du travail
Un membre du personnel formé au secourisme doit être présent dans les ateliers où sont effectués des travaux dangereux et sur les chantiers employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours et impliquant des travaux dangereux. Au-delà de cette exigence minimale, le nombre de sauveteurs secouristes du travail se raisonne en fonction des horaires, des sites et de la dispersion des équipes : disposer d'un seul secouriste pour trois équipes revient à n'en avoir aucun deux tiers du temps.
Consignes, évacuation et exercices
- Consignes de sécurité incendie affichées, indiquant le matériel d'extinction, les issues et les personnes chargées de l'évacuation
- Exercices d'évacuation périodiques, au moins semestriels dans les établissements soumis à cette obligation
- Points de rassemblement identifiés, y compris pour les visiteurs et les entreprises extérieures
- Procédure spécifique pour les personnes à mobilité réduite
- Comptes rendus d'exercice écrits, avec les écarts constatés et les actions correctives
Les travailleurs isolés constituent le point faible le plus fréquent : sans dispositif d'alarme pour travailleur isolé ni procédure de contrôle périodique, l'alerte peut n'être donnée que plusieurs heures après l'accident.
Après l'événement : soutien et retour d'expérience
Un accident grave affecte aussi les témoins et l'équipe. Prévoir un accompagnement psychologique, informer sans rumeur et associer le CSE limite les effets différés. L'organisation des secours doit ensuite être réexaminée à froid, dans le prolongement de l'analyse de l'accident : délai d'alerte, accessibilité du matériel, disponibilité des secouristes.
